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Julien AZOULAI - De l'IFP à LCI : le journalisme dans la peau

Portraits

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12/05/2026

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vos études à l’université ? 

A l’université, mon cheminement a été de m’orienter d’abord vers une formation pluridisciplinaire en Licence, avant de la compléter en Master par une formation pratique au sein d’une École de journalisme dite “reconnue par la profession”.

Admis en première année de licence Sciences de l’information et de la communication, j’y découvre un nouvel univers : les sciences sociales. J’ai par la suite candidaté au Master Journalisme de l’université, au sein de l’IFP. 

"Je me suis préparé seul au concours d’entrée, en fichant l’actualité, et en gardant les écoutilles de ma curiosité grandes ouvertes ! "

Au sein du master, j’ai renforcé les fondements de ma pratique en explorant des domaines très terre-à-terre (télé, radio, web), toujours en phase avec les attendus des rédactions : comment écrire un papier, réaliser un sujet TV, présenter une chronique ? etc.

En parallèle, je me suis engagé dans la vie de l’université : en présidant le Bureau des Étudiants de l’Institut Français de Presse (IFP) d’abord, puis en participant, en tant que vacataire, aux actions de la Mission Orientation-Emploi (MOE) de l’Université. J’ai également été élu, d’abord à la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU), puis au CEVE de l’université Paris Panthéon-Assas.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours professionnel ? 

Tout a commencé en 2015 par une rencontre avec une rédactrice en chef adjointe en télévision locale. Cette rencontre a forgé ma conviction profonde de devenir journaliste. Par la suite, j’ai candidaté à un stage de 3ème, lequel est venu confirmer mon choix.

 ✔ "Pourquoi la télévision ? Parce que l’idée d’encapsuler une part de réalité mise en sons et en images dans un reportage d’1mn30 m’était, et demeure à mes yeux, une idée captivante."

Cette fascination première, je l’ai ensuite nourrie par mon parcours professionnel.

Au sein de France 3, j’ai multiplié les stages jusqu’en 2023. Mais aussi les antennes : Marseille puis Paris. Jusqu’à réaliser mon premier “sujet”, et ma première chronique en plateau, tout juste majeur et encore stagiaire !

J’ai réalisé aussi, à titre bénévole, divers papiers pour la presse locale et une radio en Belgique francophone.

Parallèlement à ma deuxième année de Master, j’ai candidaté au concours d’entrée à France Télévisions, pour lequel j’ai été retenu et invité à rejoindre, pour quelques mois, le service Économie et Social de la Rédaction nationale.

Quelle belle récompense de voir ses sujets lancés par Laurent Delahousse, Anne-Sophie Lapix et Julian Bugier !

Désormais, j’occupe le poste de Rédacteur en chef adjoint à LCI en charge de la préparation de la matinale de Jean-Baptiste Boursier. Je m’occupe de la “note” : en quelques sortes, je suis le pivot entre les équipes de la journée et celles du matin. Ainsi, je coordonne les équipes, valide les reportages, et joue un rôle de veille de l’actualité tout au long de la soirée.

Quels liens avez-vous conservé avec l’université ?

Aujourd’hui, j’essaie de rester actif au service de l’Université, en animant des débats et tables-rondes, mais également en tant que Chargé d’enseignement en journalisme au sein de l’IFP (Institut Français de Presse).

Syndrome de l’éternel étudiant… je ne sais pas ! Mais en tout cas le sentiment d’appartenance à la grande communauté de l’université Paris Panthéon-Assas !

Le métier de journaliste est en constante évolution. Que pensez-vous de l’arrivée de l'IA ? Menace ou progrès ? Quel conseil souhaitez-vous donner aux jeunes diplômés désireux d’embrasser demain la profession de journaliste ?

De par ma fonction, j’essaie d’apporter une certaine nuance. Dès lors, ma réflexion sur l’IA, ce n’est ni le techno-positivisme, ni le déclinisme.

J’observe que notre société collective et nos certitudes sont sans cesse bousculées par l’irruption de l’intelligence artificielle - que ce soit dans la sphère publique : profusion de deepfakes et propagation de récits alternatifs facilitée, question de la place de l’effort intellectuel… mais aussi dans nos rédactions : standardisation des tâches, craintes de suppressions de postes.

Je tends toutefois à considérer que c’est justement là que nous devons, en tant que journalistes, tirer notre épingle du jeu, en tant que “tiers de confiance” entre l’information et le public, à l’heure où, c’est un chiffre préoccupant, 81% des Français utilisent l’IA en tant que moteur de recherche (cf. observatoire Hexagone) !

 ✔ " Nous devons donc, au-delà de la visibilité de l’information que nous produisons, assurer la certification de celle-ci. "

 

 

 

 


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